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Fabrication de savon |
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Une hygiène naturelle
La plupart des produits d'hygiène vendus aujourd'hui dans les grandes surfaces contiennent des détergents et beaucoup d'autres substances dont le seul but est de nettoyer la peau ...
Il faut savoir que la plupart de ces substances attaquent l'épiderme, le dessèchent et perturbent son équilibre.
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Les savons que nous produisons sont tous fabriqués de manière artisanale, avec des composants naturels, et selon les antiques procédés de saponification des Maîtres savonniers.
Nous proposons de nombreuses savonnettes enrichies en substances nourrissantes et hydratantes tel que l'huile d'amande douce, le karité, les huiles essentielles ou les argiles.
Nous vous proposons une large gamme de savons de ménages, savonnettes de toilettes et savons liquides que vous trouverez en vente au Mas ou dans notre boutique en ligne.
Processus de fabrication : 1ère partie
Rappelons que le nom universellement connu de "savon de Marseille" est le nom courant du savon de ménage. Il est même employé pour des produits étrangers à Marseille.
Par contre, le véritable savon de Marseille n'est fabriqué qu'à base d'huiles végétales, ce qui lui donne une onctuosité incomparable même avec les savons de graisses animales.
Coprah, palme, arachide produisent le savon jaune paille et coprah, palme, olive le savon vert.
Il ne contient bien entendu pas de colorant et est estampillé : PUR VEGETAL 72 % D'HUILE
L'authentique savon de Marseille une fois terminé, se compose grossièrement de 72% d'huile et 28% d'eau.
Les méthodes de fabrication et les gestes des ouvriers n'ont pas changé. Le matériel n'a évolué que très doucement, c'est pratiquement le même depuis plus de 50 ans. Mêmes chaudrons, goulottes en bois, mises, tables coupeuses, claies de séchage, étuves, mousseuses, marques en bois ou en laiton...
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Sans vous dévoiler les secrets de la "cuite", véritable art bien gardé par les Maîtres savonniers, voici les différentes phases de ce fameux procédé marseillais de fabrication.
-L'EMPATAGE : Dans d'énormes chaudrons de 10.000 à 40.000 litres, les huiles additionnées de soude sont chauffées entre 120° et 130°. Au bout d'une journée, une première séparation est obtenue : acides gras et glycérine.
-L'EPINAGE : Les eaux glycérineuses sont soutirées.
-LA CUISSON : La pâte restante est cuite plusieurs heures avec adjonction de soude pure.
-LE RELARGAGE : La pâte obtenue, plus ferme, est lavée pendant 3 ou 4 heures à l'eau salée pour permettre la neutralisation de la soude.
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Processus de fabrication : 2ème partie
- LA LIQUIDATION : La pâte est mise au repos. Elle durcit légèrement. Deux lavages successifs à l'eau claire sont nécessaires pour éliminer le sel en surplus. Dans le but de rendre le savon très fluide, le Maître savonnier réalise un dernier ajout d'eau (liquidation) et contrôle la neutralité parfaite de la pâte. Le savon est terminé.
- LE COULAGE : Le savon se présente sous la forme d'une pâte très fine, fluide et entièrement débarrassée de la soude et du sel. Après décantation et malaxage (homogénéisation), on fait couler la pâte dans des "mises", bacs de refroidissement rectangulaires en ciment, façonnés au sol. La pâte a une température de 50° à 60°. Elle va se solidifier pour former une véritable chape de savon d'une épaisseur variable selon le grammage désiré. C'est le levage pendant 48 heures.
- LE DECOUPAGE : Solidifiée, la chape de savon sera découpée à l'aide d'un couteau.
Les blocs ainsi obtenus subissent une seconde découpe à l'aide d'une découpeuse dite "à retour d'équerre" qui permet d'obtenir les cubes de savon.
- LE SECHAGE : Les cubes de savon sont rangés sur des "claies" ou "canisses" pour les assécher le plus possible et améliorer leur homogénéité.
- LE MOULAGE : Le cube est marqué et estampillé dans une mouleuse. Il peut être aussi frappé à la main à l'aide d'une marque à savon en bois ou en laiton.
Hormis dans les fabriques qui se sont équipées de machines qui moulent le savon "en continu" et qui utilisent souvent des graisses animales, voilà donc comment dans les dernières savonneries survivantes de la région de Marseille, " on tire la cuite ", comme dans le temps, afin qu'après 8 jours on ne retrouve plus aucune trace de soude.
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