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Notre Huile dOlive Certifie

Une hygiène naturelle

La plupart des produits d'hygiène vendus aujourd'hui dans les grandes surfaces contiennent des détergents et beaucoup d'autres substances dont le seul but est de nettoyer la peau ...
Il faut savoir que la plupart de ces substances attaquent l'épiderme, le dessèchent et perturbent son équilibre.
Les savons que nous produisons sont tous fabriqués de manière artisanale, avec des composants naturels, et selon les antiques procécés de saponification des Maîtres savonniers.
Nous proposons de nombreuses savonnettes enrichies en substances nourrissantes et hydratantes tel que l'huile d'amande douce, le karité, les huiles essentielles ou les argiles.
Nous vous proposons une large gamme de savons de ménage, savonnettes de toilette et savons liquides que vous trouverez en vente au Mas ou dans notre boutique en ligne.


Histoire

Des siècles d'histoire contemplent ce grand Savon dont la réputation a fait le tour de notre planète.
Egaré au milieu d'une noria d'accessoires de toilette, perdu dans l'univers pléthorique des produits d'hygiène,
le Savon de Marseille parvient encore à se faire une place.
Sous la pluie des ustensiles de la modernité, il aurait pu fondre et disparaître. Seulement voilà, on ne relègue pas au placard une légende vieille de nombreux siècles.

Que sait-on de ce produit naturel millénaire dont les qualités détersives et la complète absence de nocivité le font recommander par tous les dermatologues et lui valent ce prestige ?

Savon de Marseille : La découverte

Le savon de Marseille aurait été découvert à Rome, où les prêtres avaient coutume de sacrifier des animaux à leurs divinités, en les brûlant sur des autels situés au sommet d'une colline.
La graisse fondue de ces victimes s'accumulait peu à peu et se mélangeait aux cendres des bûchers.
La pluie ruisselait ensuite sur ce mélange. Ainsi les femmes qui lavaient leur linge dans cette eau moussante constatèrent qu'il devenait propre plus vite et avec moins d'effort.
Elles s'empressèrent évidemment de récupérer des morceaux de ce produit miracle.
Le quartier de la ville où peinaient ces lavandières s'appelait "sapo"! Le mot apparaît pour la première fois chez Pline l'Ancien.
Il s'agit, selon l'auteur latin, d'un produit "inventé par les Gaulois pour teindre les cheveux en roux ; il se prépare avec du suif et des cendres, le meilleur avec de la cendre de hêtre et du suif de chèvre".
Autrement dit, le "sapo" des Gaulois était essentiellement un shampooing décolorant. Asclépiade, le médecin du roi Mithridate, le cite en le recommandant comme produit pour se badigeonner la bouche.


Du 12éme siécle jusqu'à 1825

L'histoire de la savonnerie est liée au commerce et à la fabrication de l'huile d'olive, parce qu'elle utilisait l'huile de fabrique, sous-produit de l'huile de consommation.
La vocation "huilière" de la Provence est très ancienne.
Terre d'élection de l'olivier, la région a de tous temps pratiqué le commerce des huiles d'olive.
De nombreux documents du XVIème attestent du trafic des charrettes amenant les "ouiros" d'huile dans la vallée du Rhône.
En fait, si Marseille possédait des manufactures de savons dès le XIIème siècle, elle avait dû prendre ses leçons chez les Espagnols.
Le développement de la fabrication devient significatif sous Colbert, où les maîtres savonniers allaient imposer, par la qualité de leur produit,
un savon qui, devenu un nom commun, sera appelé "savon de Marseille". Le célèbre "édit de Colbert" en 1688 en codifie la fabrication.


Au XVIIIème, Marseille comptait déjà 20 fabriques.
En 1789, ce sont 34 établissements qui y sont recensés, en 1813 ce sera 62, et la grande époque du
savon à l'huile d'olive.
C'est la conjonction de découvertes scientifiques majeures et le développement des marchés coloniaux qui favorisent le véritable essor de l'industrie savonnière du XIXème siècle :
le chimiste E. Chevreul établit les principes de fabrication moderne à partir de l'analyse des corps gras, tandis que N. Leblanc invente un procédé de fabrication du carbonate de sodium.
A partir de 1825 le développement des importations des oléagineux coloniaux : palme, palmiste, coprah et arachide, permet à de nombreuses fabriques de s'installer dans la région, notamment à Marseille, Salon-de-Provence et Arles.


De 1825 à 1945

Ces huiles donnaient un savon de haute qualité et les Maîtres Savonniers étaient des artistes.
Le savon "roi" à l'
huile d'olive va dès lors être sérieusement concurrencé.
D'abord par les
savons jaune paille à l'huile de palme, fabriqués en particulier par les Anglais,
par les savons marbrés de l'industrie parisienne, utilisant les graines d'arachide et de sésame,
enfin, vers le milieu du XIXème siècle, par les savonniers du Nord qui utilisaient des acides gras d'origine animale, du suif.

Les Marseillais ne transigèrent pas et se refusèrent à l'abandon des huiles végétales qui donnaient un savon de bien meilleure qualité.
Mais le savon au suif était beaucoup moins cher, et ce fut un premier coup porté au savon de Marseille.
A la fin du siècle, à Marseille, Salon et Arles plusieurs centaines de savonneries faisaient vivre des milliers d'ouvriers.
A l'Exposition Universelle de Paris, en 1900, la ville de Salon remporte le Grand Prix pour son commerce florissant des huiles et savons.
Cette active citée, devenue en quelques décennies le plus grand marché du monde de l'huile et de ses dérivés, s'embellissait de vaniteuses demeures et rêvait de sa gloire.
C'était la belle époque.
Jusqu'à la veille de 1914, la production se développa, atteignant 179.000 tonnes dans une cinquantaine de fabriques.
Marseille produisait alors la moitié du savon en France.
Au lendemain de la Grande Guerre, Lever, groupe anglais, pénètra sur le marché français (dont il contrôla le 1/4, vingt ans plus tard).
On fabriquait du savon de Marseille partout. La première poudre à laver, inventée par un chimiste marseillais en 1909, allait échapper à la savonnerie locale pour revenir sous pavillon allemand...
Entre les deux guerres, la situation resta médiocre mais stable.
En 1945, une douzaine de fabriques produisaient encore en France 137.000 tonnes de savon.


De 1950 à nos jours

Puis vinrent les années 50.
De 1956 à 1968, le nombre des machines à laver fut multiplié par cinq. Les fibres nouvelles se répandirent. La distribution de l'eau s'améliora.
Les détergents se propagèrent littéralement comme une traînée de poudre... 
Dès 1955, un phénomène de concentration sévère regroupa tous les noms de la bourgeoisie marseillaise issue de l'expansion coloniale et associée à l'industrie de l'oléagineux.
La production française de savon de Marseille, tomba à 64.000 tonnes en 1968.
Idéal dans la lessiveuse, malheureusement mise au rancard, il présentait l'inconvénient de déborder des machines et de provoquer un amalgame entre ses résidus et le calcaire de l'eau constituant une sorte de sous-savon pâteux et collant qui encrasse les tuyauteries.
La suite vous la connaissez : les poudres à laver, toujours plus agressives, conquièrent le coeur confiant de nos lavandières.
En ces quelques années, principalement de 55 à 60, les mastodontes d'abord puis la quasi-totalité des savonneries disparaissent.
L'industrie savonnière traditionnelle ne doit son salut qu'à la révolution écologique des années 70.
Car, derrière leurs publicités tapageuses, les poudres-miracles cachaient bien leurs défauts :
très polluantes pour notre environnement, et agressives pour le linge...

En 1978 la production redescend à son niveau d'il y a deux siècles : 34.000 tonnes, pendant que celle des détergents en atteint 400.000.
Chose surprenante et beaucoup moins logique, c'est également le petit savon de Marseille dit "de toilette"(34.000 t. aussi en 78) qui est concurrencé par le bain moussant à base de détergents.
Les fabricants tentent de s'adapter à la demande, en diversifiant leurs produits.
Aux copeaux classiques à usage industriel, utilisés dans la tréfilerie et les chaînes d'emboutissage, se joignent les copeaux 100% d'huile d'olive, pour les lavages délicats, utilisés par exemple par les soyeux de Lyon ou ceux du Japon.
Le savon glycériné ainsi que les premières savonnettes de Marseille font leur apparition.


Epilogue

Cependant, il est très difficile de parfumer le vrai savon de Marseille qui est un savon cuit et il est plus facile et tentant d'utiliser un savon fabriqué industriellement ou à froid.
Il est aussi plus rentable d'importer le savon industriel de Malaisie.
Aujourd'hui la quasi-totalité du savon vendu au public y est fabriqué.
Les sacs de "bondillon" reçus par conteneurs sont transformés aussi bien en savon ménager qu'en savonnettes.
Les petits bâtonnets de savon sont simplement broyés, malaxés, éventuellement parfumés puis extrudés et moulés.
Evidemment les fameuses propriétés du savon de Marseille cuit au chaudron sont en grande part absentes de ces produits.

Aujourd'hui, et bien que détrôné, terrassé même, par les lessives, le savon de Marseille fait toujours partie de notre environnement.
Sa production actuelle n'a évidemment plus rien de comparable avec celle des inquiètants millions de tonnes des détergents.
Nous sommes arrivés au temps des derniers savonniers.
Il subsiste actuellement dans la région quatre fabriques, ne donnant que quelques dizaines d'emplois.
En France, c'est moins de 10 vrais savonniers, c'est à dire des fabricants, qui achètent les huiles et réalisent eux mêmes la réaction de saponification.

Pensons à notre environnement.
Ces dernières années l'évolution de la consommation de savon de Marseille a été encourageante.
Economiquement et pratiquement, supprimer les détergents relèverait de la pure utopie. 
Toutefois, la sympathie des écologistes pour ce produit naturel, le plus pur, le plus noble, et qui fait disparaître les problèmes de pollution, est fondamental.
On sait par exemple que les embruns qui font dépérir la végétation au bord des mers, parfois sur plusieurs centaines de mètres de littoral, sont chargés en premier lieu de détergents.
Ces polluants de faible densité, ainsi que les produits pétroliers, se concentrent en un film très mince à la surface de la mer.
Le vent pulvérise donc de fines gouttelettes d'eau polluée sur le feuillage des arbres.
Ces polluants attaquent les feuilles et réduisent la surface productrice de sève, puis ils s'accumulent dans la plante.
La respiration se ralentit, la plante étouffe, elle rejette ses feuilles afin d'éliminer cette toxicité chronique, la croissance s'arrête, le dépérissement commence.
Les problèmes sur les rivières sont tout aussi sérieux.
En principe biodégradables à plus de 90%, ces détergents sont très peu retenus par les stations d'épuration, et leur dégradation, seulement partielle, demande un minimum de délais pendant lesquels ils peuvent encore passer dans le milieu naturel.


Secrets de fabrication (1)

Rappelons que le nom universellement connu de "savon de Marseille" est le nom courant du savon de ménage.
Il est même employé pour des produits étrangers à Marseille. 
Par contre, le véritable savon de Marseille n'est fabriqué qu'à base d'huiles végétales, ce qui lui donne une onctuosité incomparable même avec les savons de graisses animales.
Coprah, palme, arachide, pour le savon jaune paille et coprah, palme, olive, pour le savon vert.
Il ne contient bien entendu pas de colorant et est estampillé: *PUR VEGETAL* 72 % D'HUILE* L'authentique savon de Marseille une fois terminé, se compose grossièrement de 72% d'huile et 28% d'eau.
Les méthodes de fabrication et les gestes des ouvriers n'ont pas changé.
Le matériel n'a évolué que très doucement, c'est pratiquement le même depuis plus de 50 ans. Même chaudrons, goulottes en bois, mises, tables coupeuses, claies de séchage, étuves, mousseuses, marques en bois ou en laiton...
Sans vous dévoiler les secrets de la "cuite", véritable art bien gardé par les Maîtres savonniers, voici les différentes phases de ce fameux procédé marseillais de fabrication.

  • L'EMPATAGE : Dans d'énormes chaudrons de 10.000 à 40.000 litres, les huiles additionnées de soude sont chauffées entre 120°c et 130°c. Au bout d'une journée, une première séparation est obtenue : acides gras et glycérine.
  • L'EPINAGE : Les eaux glycérineuses sont soutirées.
  • LA CUISSON : La pâte restante est cuite plusieurs heures avec adjonction de soude pure.
  • LE RELARGAGE : La pâte obtenue, plus ferme, est lavée pendant 3 ou 4 heures à l'eau salée pour permettre la neutralisation de la soude.


Secrets de fabrication (2)

  • LA LIQUIDATION : La pâte est mise au repos. Elle durcit légèrement. Deux lavages successifs à l'eau claire sont nécessaires pour éliminer le sel en surplus. Dans le but de rendre le savon très fluide, le Maître savonnier réalise un dernier ajout d'eau (liquidation) et contrôle la neutralité parfaite de la pâte. Le savon est terminé.
  • LE COULAGE : Le savon se présente sous la forme d'une pâte très fine, fluide et entièrement débarrassée de la soude et du sel. Après décantation et malaxage (homogènéisation), on fait couler la pâte dans des "mises", bacs de refroidissement rectangulaires en ciment, façonnés au sol. La pâte a une température de 50°c à 60°c. Elle va se solidifier pour former une véritable chape de savon d'une épaisseur variable selon le grammage désiré. C'est le levage pendant 48 heures.
  • LE DECOUPAGE : Solidifiée, la chape de savon sera découpée à l'aide d'un couteau. Les blocs ainsi obtenus subissent une seconde découpe à l'aide d'une d' une coupeuse dite "à retour d'équerre" qui permet d'obtenir les cubes de savon.
  • LE SECHAGE : Les cubes de savons sont rangés sur des "claies" ou "canisses" pour les assécher le plus possible et améliorer leur homogén&éité.
  • LE MOULAGE : Le cube de savon est marqué et estampillé dans une mouleuse. Il peut être aussi frappé à la main à l'aide de marque à savon en bois ou en laiton. Hormis dans les fabriques qui se sont équipées de machines qui moulent le savon "en continu" et qui utilisent souvent des graisses animales, voilà donc comment dans les dernières savonneries survivantes de la région de Marseille, "on tire la cuite", comme dans le temps, afin qu'après 8 jours on ne retrouve plus aucune trace de soude.


Essayez le véritable savon de Marseille

Le savon, produit naturel par excellence, non polluant, fait des adeptes de plus en plus nombreux et retrouve les faveurs du public.
Savez-vous que beaucoup mélangent détersifs et copeaux de savon dans les machines à laver :  de l'eau chaude, deux tiers de lessive et un tiers de copeaux pour le linge blanc, un tiers de lessive et deux tiers de copeaux pour le linge de couleur.
En outre, il n'a toujours pas d'égal pour les lavages délicats, (soies, laines.), pour le linge de corps, le linge de nos bébés, les peaux sensibles ou particulièrement délicates.
Le
savon noir, excellent nettoyant pour les sols, est à nouveau apprécié; il n'a pas son pareil pour embellir les terres cuites et les pierres naturelles.

Nos savonnettes végétales extra pures ont une formule dermatologique "savon surgras" fortement enrichie (4% de beurre de karité, d'huile de germe de blé, d'amande douce) en substances nourrissantes et adoucissantes.
Elles sont idéales pour le soin et la protection de la peau. Parfumées aux huiles essentielles elles apportent acides gras, vitamines et antioxydants nécessaires au parfait rétablissement du film hydro lipidique de l'épiderme.
Une large gamme de fragrances (plus de 50 parfums) et de variétés (au miel, algues, son, à l'argile, aux exfoliants de fruits ou de fleurs ou aux ocres du Roussillon) rencontrent un véritable succés.
Nos grandes nouveautés ces dernières années sont les
savons liquides saponifiés à la potasse et garantis pur savon, sans détergent (sodium laureth sulfate) :

- Puissants et concentrés, ils pallient les inconvénients des copeaux qu'il est nécessaire de diluer préalablement à la mise en machine.
- Enrichis à l'huile d'olive extra vierge et parfumés aux huiles essentielles, ils sont devenus un allié précieux très prisé pour la toilette.